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Publié : 27 août

Cap Radioactivité : du local au national

Le collectif Cap Radioactivité, dont un des membres fondateurs est l’association Vert Pays Blanc et Noir, a adressé le 27 août 2018 un communiqué à la presse :

Du local au national

Pour rappel, le collectif Cap Radioactivité, créé en 2014, est composé d’associations et de particuliers avec comme objectifs : alerter le public sur la présence en presqu’île guérandaise, de déchets radioactifs issus d’anciennes mines d’uranium, suivre la gestion de ces déchets dans la plus grande transparence, obtenir l’assainissement des sites contaminés selon le principe du pollueur-payeur.

Dans ce cadre, le collectif agit à deux niveaux :

Localement , en alertant les collectivités locales et les services de l’Etat dès qu’un niveau de radioactivité devient alarmant pour la santé publique afin d’obtenir l’intervention de l’entreprise Orano, ex Areva. Ainsi, 2 sites publics à Guérande et à Piriac ont été assainis fin 2016 et un puits communal à La Turballe a été fermé en juillet 2017.

Mais à ce jour, les membres de Cap Radioactivité tirent à nouveau la sonnette d’alarme afin d’obtenir l’assainissement complet d’un parking de bord de mer de Piriac, très fréquenté en période touristique et une nouvelle intervention d’Orano sur les 2 sites publics qui n’ont été finalement que partiellement traités .

Ces constats, également observés par des représentants de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire venus en presqu ‘île le 21 novembre 2017 , ont été communiqués aux élus et aux services de l’Etat lors de la réunion initiée par la sous-préfète de Saint-Nazaire le 27 juin 2018.

Une demande d’une nouvelle réunion a été formulée par Cap Radioactivité afin de connaître la suite de ces requêtes mais aussi de discuter d’une part sur la présence dé déchets radioactifs dans un camping et chez plusieurs particuliers et d’autre part sur les impacts en milieu aquatique.

Par ailleurs, un courrier a été adressé aux communes de la presqu’île pour les informer sur la nouvelle disposition portant sur le gaz radioactif radon qui place Batz sur mer, Guérande, Herbignac, La Baule-Escoublac, La Turballe, Le Croisic, Piriac, St Molf et Saint-Lyphard en zone 3, soit à potentiel significatif.

Au niveau national, le collectif Cap Radioactivité en lien avec le Collectif national Mines d’Uranium, a pris contact auprès de sénateurs et députés. Ainsi, les représentants de Cap Radioactivité ont été reçus par les sénateurs Dantec et Priou et la députée Josso pour les sensibiliser sur la nécessité de faire évoluer la méthodologie actuellement en cours qui sous-estime les risques pour le public.

En parallèle, suite à des échanges entre le collectif Cap Radioactivité et l’attaché parlementaire du Président de l’Assemblée Nationale, François de Rugy, ses interventions auprès du ministre de l’Environnement, Nicolas Hulot, ont permis d’espérer la mise en place d’une mission d’information en vue d’être auditionnés par les membres de la commission du Développement Durable de l’Assemblée Nationale.

Pour rappel, des déchets uranifères ont été disséminés en presqu’île guérandaise sur un rayon de 50 km , jusqu’à Couëron comme indiqué dans un recensement réalisé par Orano/Areva, mais aussi dans d’autres régions de France.